samedi 27 octobre 2018

Colombie (suite)


16 Octobre

Carthagène des Indes

Nous avons laissé Ambition à la marina et on a fait un trajet de 4 heures en autobus (climatisée heureusement!) pour atteindre Carthagène (on prononce Cartahena). Cette ville, de 1 million d'habitants, est une ville portuaire sur la côte Caribéenne, ou il fait très très chaud ces temps-ci... et ou il y a plusieurs touristes colombiens et d'ailleurs.

Carthagène a joué un rôle important dans la colonisation des espagnols en Amérique du Sud ainsi que dans la traite des esclaves provenant d’Afrique. Pendant les 15e et 16e siècle, plusieurs riches espagnols sont venus s’installer ici et ont légué une architecture coloniale typique. La ville est entourée d’un mur impressionnant ainsi qu'un grand fort, le Castillo de San Felipe. Cette forteresse est la plus grande construite par les Espagnols pendant la période coloniale.















Le drapeau de la Colombie. Le jaune représente tout l'or qu'ils se sont fait volé par les Espagnols...Le bleu représente l'eau, la mer des Caraibes au Nord et le Pacifique au Sud. Et le rouge représente le sang qui a trop coulé dans le pays...

Nous avons pris un Free Walking Tour et notre guide était excellent. J'ai beaucoup appris sur ce pays, qui s'ouvre a peine au monde. Ça fait seulement 3-4 ans que ce pays est plus sécuritaire et que des visiteurs internationaux commencent a venir les voir. Nous avons apprécié marcher dans les petites rues du quartier historique. Cette ville et sa forteresse sont classées au patrimoine de l'humanité de l'Unesco. 























Nous avons ainsi rejoint nos amis de Frimousse, qui ont choisi d'ancrer dans le port de Carthagène au lieu d'aller a Santa-Marta comme nous. Nous avons visité différents quartiers avec eux et, comme toujours, nous étions heureux de se retrouver. Nous avons logé dans le quartier Getsemani, un lieu sécuritaire et recommandé pour les touristes. Ce quartier me faisait pensé a notre quartier latin, avec ses nombreux petits hostels et auberges de jeunesse, des petits restaurants sympathiques, ou les jeunes backpackers et artistes locaux se réunissent. 







19 Octobre

Medellin

On a pris un vol intérieur vraiment pas cher ($50 chaque!) pour se rendre a Medellín (on prononce Médédjine). Ce fût une surprise de voir cette très grande ville de 3,5 millions d'habitants, construites dans une vallée entourée de montagnes, avec ses nombreux buildings, tours a condos, et grandes constructions. C'est vraiment plus développé et moderne qu'on s'attendait. La ville comporte des rames de métro et des métro-cables intégrés. Ces métro-cables sont des téléphériques, qui passent au dessus des rues et des maisons, et qui relient différents quartiers plus éloignés. C'est ingénieux, efficace, et ça nous donnent un point de vue imprenable sur la ville. Ce qui est le plus génial c'est que ce réseau de transport public très accessible a rapproché les gens. Les quartiers plus pauvres construits en périphérie sont maintenant décloisonnés dans le sens que le métro-cable permet aux habitants des favelas en montagnes de venir travailler en ville ou de venir étudier, beaucoup plus facilement.   








Nous avons, a nouveau, pris un Free Walking Tour et ça valait la peine. En 4h, nous avons beaucoup appris. La guide, Nathy, est une ancienne avocate qui a choisi de laisser sa profession pour partager sa passion de sa ville et de son pays avec les touristes. Elle a vécu la violence de très prêt. Lorsqu'elle était enfant, il n'était pas rare qu'elle voyait des gens abattus dans les rues... Mais elle a aussi été témoin de toute la reconstruction d'un peuple fort et résilient. Les Colombiens ont longtemps été pris en otage par les narco-trafiquants, la corruption politique, les policiers qui étaient impuissants a faire respecter les lois, les guerres entre l'extrême droite et les militantismes de gauche, bref ce fut le chaos et la violence ici dans les années 80 et 90. Pablo Escobar fût un très grand criminel dont personne ici veut entendre parler aujourd'hui. On constate que c'est un sujet délicat, et très douloureux. Nous avons visité le Musée de la Mémoire qui traduit bien le traumatisme que les gens de Medellin ont vécu. J'ai compris que cet homme, qui détenait 80% de la distribution de la cocaïne dans le monde, fonctionnait par menaces impitoyables. Les politiciens, les juges, les policiers devaient le laisser faire et le protéger sinon il les tuait! Il a déjà tué 3 candidats a la Présidence sur 5 lors d'une élection. Il a fait tuer des juges et plus de 600 policiers! Il saupoudrait de l'argent aux pauvres pour obtenir leur loyauté et leur silence. Les plus démunis vénéraient cet homme car il était généreux mais ces bonnes actions cachaient un plan diabolique. Les gens plus éduqués et les nouvelles générations détestent cet homme pour ce qu'il a fait et ils ont honte de l'image négative qu'il a projeté de leur pays dans le monde. Bref ils reviennent de loin mais aujourd'hui ils refusent toutes sortes de violence. C'est comme si la tolérance était a zéro. On nous a dit que si jamais quelqu'un tentait de nous agresser ou de nous voler dans la rue, qu'on a qu'a crier et que tous les passants viendront a notre rescousse. Les gens veulent la paix et ne tolère plus aucun écart de conduite. Ils se serrent les coudes et c'est tout en leur honneur. 








Le centre-ville était un endroit ou les trafiquants faisaient leurs affaires et ou ils réglaient leurs comptes entre gangs. C'était un endroit a éviter absolument. Après la mort de Escobar et l'arrestation des autres dirigeants et petits dealers de cocaïne, le maire a décidé d'aménager une grande place centrale qui représente la paix et qui invite la population a venir flâner et regarder les enfants y jouer. Il a construit la Place de la Liberté, avec ses nombreuses colonnes qui pointent vers le ciel et qui, le soir venus, sont toutes illuminées, afin de représenter l'espoir. C'est très particulier comme décor.



Il y a eu tellement de bandits qui ont du côtoyer l'ancien Palais de Justice que celui-ci n'était plus assez grand pour suffire a la demande! L'édifice a été modifié pour l'installations de magasins et petits commerces. Un nouveau bâtiment a été construit pour accueillir le nouveau Palais de Justine.



La plus vieille église de Medellin. Il y a plusieurs contradictions dans ce pays. Comme les Colombiens qui sont très croyants et pratiquants, mais qui tolèrent depuis des années les prostituées qui offrent leurs services juste devant le perron de cet église...


La Place Botero. Le sculpteur et artiste peintre Fernando Botero a fait de généreux dons de ses œuvres a Medellin, sa ville natale. La Place extérieure est très animée et attire les touristes. Nous avons aussi visité le Musée d'Antioquia, juste en face, qui comporte également plusieurs de ses œuvres.















La Commune 13

La Commune 13 fut mon grand coup de cœur de ce voyage. J'ai été très touchée par la transformation de ce quartier. Autrefois très dangereux, maintenant les touristes affluent et apportent du positif a cette communauté lourdement affectée par la violence. Je vous invite a copier-coller ce lien et lire cet article pour mieux comprendre l'histoire de ce quartier. C'est émouvant de voir la force de ces gens. Les jeunes se mobilisent dans la peinture et dans la danse. Le hip-hop est populaire auprès de certains enfants et adolescents. Plus bas, je partage avec vous la beauté de l'art mural qui embelli leur environnement, malgré la misère et la pauvreté. Aussi vous remarquerez les escaliers mobiles qui facilitent les déplacements, Nous avons été accueilli chaleureusement par les habitants.

http://www.rfi.fr/hebdo/20160722-colombie-13-san-javier-medellin-enfer-violence-reve-touristique






























Guatapé

Guatapé est un village très coloré en banlieue de Medellin, qui valait aussi le déplacement. On s'est rendu en autobus facilement. Avant d'arriver au village, on s'est arrêté au fameux Penon: un rocher géant qui surplombe la vallée. Pour ceux qui sont en forme, nous avons une vue imprenable une fois rendu en haut.  Les zigzags qu'on voit au loin, sont 700 marches pour atteindre le sommet!
La région, située a 80 km de Medellin, en montagnes, est très surprenante par ses centaines d’îlots, conséquence d’inondations suite a la construction d'un barrage. Nous avons apprécié  la beauté des lieux. C'est maintenant un lieu de villégiatures prisés pour les Colombiens.














Le village de Guatapé tout près est aussi très surprenant! Son maire a voulu attirer les touristes alors il a demandé (et même exigé!) a chaque habitant, de reprendre une vieille tradition et de décorer leurs maisons. Les bas-reliefs qui décorent le bas des murs s'appellent des zocalos, et ils représentent soit le métier du propriétaire ou ses intérêts. C'est alors que les habitants ont usés de beaucoup de créativité et qu'ils en mettent plein la vue. En se promenant dans les ruelles, on a l'impression d'être dans un livre a colorié! Et ça fonctionne car il y a toujours beaucoup de touristes (colombiens et internationaux) qui encouragent l'économie locale.























Le quartier El Poblado

C'est le quartier huppé et branché de Medellin, le plus sécuritaire aussi. C'est donc dans celui ci que nous avions pris un petit appartement pour les 5 jours passés ici. C'est le quartier ou tous les touristes se rendent. Il faut tout de suite dire que les touristes qui viennent en Colombie sont principalement des backpackers, jeunes, qui aiment faire la fête. Alors on y a goûté... Plus de 25 bars dans 3 coins de rues, tout autour de nous. La musique forte jusqu'a 3h am... Mais faut avouer que ce quartier a beaucoup de charme. De grandes maisons, avec des restaurants et bars au rez-de-chaussée, ornent les rues et ruelles boisées, de chaque côté du Parc Lleras et de la Carrera 10. L'aménagement du quartier est magnifique. On s'est promené le soir sans être inquiet, mais il fallait revenir vite a notre appartement: on gelait! La ville est en montagnes, et nous avions sous-estimé l'écart de température avec la côte. On faisait vraiment touristes avec nos shorts, t-shirts et robes soleil, lorsque tout le monde est en manteaux, pantalons longs, et imperméables car il pleut chaque fin de journée jusqu’à tard dans la nuit...

Un petit mot pour parler de notre rapport avec les jeunes visiteurs. En faisant des tours guidés marchés, on a côtoyé que des jeunes venus d'Europe, d'Australie, de Nouvelle-Zélande, des États-Unis, etc. On les retrouvaient dans notre quartier, ou dans les points d'intérêts principaux, ou même on en croisait dans le métro. Aussitôt qu'on parle anglais, c'est facile d'entrer en contact avec tout le monde. Nous faisions beaucoup d'effets a ces jeunes lorsqu'on leur expliquait notre mode de vie, et qu'on parlait de notre parcours a voile. Ils nous trouvaient vraiment hot, et nous enviaient beaucoup! On a eu de belles rencontres. Ces jeunes de partout dans le monde sont ouverts, curieux, respectueux, consciencieux pour l'environnement. J'ai été rassuré de voir cette nouvelle génération, qui prennent le temps de voyager et de découvrir le monde avant de construire leur avenir. On s'est fait 2 amies, de l'âge que mon fils aurait aujourd'hui! Élise, grandie a Boston, graduée a l'université a Los Angeles, qui a fait du communautaire en Afrique et en Polynésie Française, et qui travaille pour une OMG a Washington DC pour lui permettre de voyager encore plus et de faire un changement dans le monde. Amélia, de mère Salvadorienne et de père américain, qui vit a San Franscico, et qui a aussi beaucoup voyager. Nous les avons mêmes reçu a souper sur le voilier et ce fut une très belle soirée enrichissante, de part et d'autre. J'adore passer du bon temps avec les jeunes. Ils nous apportent beaucoup et ils me font penser a mes propres enfants dont je m'ennuie parfois...








Les Colombiens

Mon appréciation des Colombiens est proportionnelle a la découverte de ce pays: très agréablement surprise! Ils sont chaleureux et accueillants. Jamais je me suis sentie menacée. Ils sont toujours disponibles a nous aider, a nous guider, a nous informer, malgré la barrière de la langue. J'aurais tellement aimé parler espagnol pour mieux communiquer avec eux, pour les entendre parler de leur vécu, pour pouvoir mieux échanger. Ils accueillent des touristes depuis peu de temps et ils sont sincèrement curieux de nous connaître. Très peu parlent anglais malheureusement mais je sens que les jeunes veulent tellement s'ouvrir au monde qu'ils l'apprennent. Chaque fois qu'ils ont la chance de parler anglais, ils sont heureux de partager avec nous.

Physiquement ils sont petits. Je ne passe pas inaperçue! Mon homme me fait réaliser que les gens se tournent en me croisant a cause de ma grandeur. Ils sont de toutes les nuances de bruns. 80% de la population est métissée (africains, indigènes sud américains, blancs espagnols) Il y a des foncés, des moins foncés, des clairs, des cheveux crépus, des frisotés, ou des cheveux raides, mais tous ont les cheveux noirs. Les brunettes, châtains ou blonds sont que des touristes. 

Il y a encore beaucoup de pauvreté et de misère mais il y a aussi beaucoup de riches. Une population rurale qui vit dans des conditions misérables. Et une grande partie de la population qui vit dans les villes, et qui consomment, beaucoup! Ça consomme autant de bébelles qu'aux États-Unis et chez nous, et je m'inquiète pour les déchets. On ne recycle pas ici. Les voitures, autobus et motos sont envahissants et l'air est pollué dans les villes. Je m'inquiète pour l'environnement. Je lis aussi tout ce qui se dit comme signes d'alarme concernant la production des gaz a effet de serre, et du réchauffement climatique. Je m'inquiète pour le futur de notre planète...

Mais pour l'instant, j'ai adoré mon séjour en Colombie! On s'apprête a quitter ce pays pour poursuivre vers le Panama. De nouvelles aventures nous attendent!   





lundi 15 octobre 2018

Colombie


Colombie

1er Octobre

Nous avons levé l’ancre de Curaçao avec nos amis de Frimousse et la petite famille de Rio vers Cabo de la Vela. Ce cap, l’air de rien, au nord de la Colombie, est réputé être un des plus mouvementé au monde! Le fond de l’eau monte très rapidement au large de ce cap et fait monter les vagues de façon impressionnante. Nous avions pris beaucoup d’informations sur la navigation dans ce coin la, et avons choisi une fenêtre météo avec très peu de vent. On préférait ne pas prendre de risque, quitte à faire du moteur sur une mer plate, que d’affronter des vents et surtout des vagues arrière qui auraient pu être déferlantes. Finalement tout s’est super bien passé, on avait misé juste! Nous avons fait un détour en passant au nord de l’ile d’Aruba, par un vent au portant léger de 10-15 nds, parfois à peine 5 nds, pour ensuite gagner la côte 44h plus tard.

Je n’ai pas été malade sur cette traversée, à mon plus grand soulagement. Je commence à mieux dormir pendant mes quarts de repos, ce qui résulte en un état général beaucoup plus en forme et moins nauséeux. Malgré les nombreuses cellules orageuses qui nous suivaient à chaque nuit,  seule la pluie nous a un peu incommodée mais pas le vent. Lorsqu’on voit le ciel s’éclairer comme des feux d’artifices partout autour de nous, on craint toujours de se faire frapper par la foudre. On a tellement entendu des histoires d’horreur… mais bon, on se dit que les chances de se faire frapper sont aussi minimes que de gagner à la loterie! On a connu notre lot de malchances, on a confiance en notre destinée maintenant, tout en étant le plus prudent possible! Donc la navigation fût, malgré les 11 heures de moteur, très bien. On prend notre routine plus rapidement. On réalise que nous avons plus d’expérience, wow! De plus, j’ai commencé à me télécharger des balados diffusion, que j’écoute la nuit lorsque je suis seule dans le cockpit C’est un réel plaisir d’écouter les excellentes émissions de Catherine Perrin de Radio-Canada, ou les cours d’histoires de Jacques Beauchamp, ou les carnets de voyage de Kim Thuy, ou les discussions tordantes entre Anne Dorval et Marc Labrèche!

Cabo de la Vela se situe dans la province de La Guajira, à la frontière de Colombie et du Vénézuela. Les Wayuu sont un peuple amérindien qui vit dans cette région. Ils vivent essentiellement du tissage. Ils crochètent à la main des sacs en bandoulière avec des motifs traditionnels.  Les femmes se couvrent le visage d’une lotion noire, à base de plante, pour se protéger du soleil. C’est assez particulier de les voir toutes barbouillées! On se sentait bien accueillis et les gens nous souhaitaient tous les bienvenus, en nous qualifiant de amigos! Ce village est très isolé, dans un climat extrêmement aride. Les gens sont pauvres, et bénéficient un peu de la manne touristique. C’est un endroit très prisé pour le kitesurfing, Stéphane a pu sortir sa planche. La beauté du paysage valait le déplacement. Nous avons pris un tour, les 3 équipages, avec un chauffeur, pour aller voir les différents points de vue dans la région. Ce fût un bel après-midi. 





Nous avons passé 3 nuits à ce mouillage avant de reprendre la mer vers Santa-Marta. En quittant la baie, nous avons eu l'immense privilège d'avoir a nouveau des dauphins qui dansaient devant notre proue, pendant un long moment, L'eau était si claire qu'on les voyait comme s'ils flottaient dans les airs. Ils étaient tellement proches que leurs sauts m'éclaboussaient les pieds. Quel bonheur!





Une autre navigation, accompagnée d’orages et de pluie, qui a durée un peu plus de 24h, nous a porté vers cette ville importante de la province de Magdalena. Santa Marta est une destination très touristique pour les colombiens et les visiteurs étrangers. Son emplacement est particulier du fait qu’elle est située entre la mer des Caraïbes et ses plages réputées, et la Sierra Nevada, une chaîne de montagnes aux sommets enneigés. 



Nous avons choisi de s’installer à la marina pour quelques semaines. Il est ardu de faire les formalités d’entrées a Colombie et cette marina nous accompagne efficacement. Pour nous c’est un gros luxe de prendre une marina et de bénéficier de la proximité de la ville, des douches à volonté (!), de l’air climatisé sur le bateau (!), et toutes les facilités qui viennent avec. Mais c’est surtout pour la sécurité que nous avons choisi de garder notre Ambition bien amarré et bien gardé.  

La ville, qui comprend plus de 500,000 habitants, est moderne et surtout commerciale. Son centre historique est très joli avec ses rues piétonnières et son architecture coloniale. C'est la première ville construite par les Espagnols, lors de l'invasion. J’ai été surprise de voir autant d’animation dans les rues. Des centaines de petits commerces s’improvisent sur les trottoirs, les magasins mettent de la musique latine à fond, les chauffeurs de taxi, d’autobus, de motos, klaxonnent constamment, bref c’est très bruyant, même cacophonique. Mais les gens sont souriants et toujours disposés à nous aider. J’ai profité de mon passage ici pour me faire vacciner contre la fièvre jaune, le seul vaccin que je n’avais pas encore et qu’il me fallait pour les pays de l’Amérique du Sud. Et bien nous avons pu bénéficier d’un service hors pair, et gratuit en plus!











Les autobus sont très accessibles et on peut se rendre facilement dans les montagnes pour aller faire de la randonnée. Un jour, nous nous sommes rendus dans le petit village de Minca pour aller marcher dans la forêt tropicale et se baigner dans une chute naturel. Nous avons fait la rencontre surprenante d'un jeune colombien et un argentin qui vivent à Montréal depuis plus de 10 ans! Quel heureux hasard! Ils étaient en visite dans leur famille. C’était drôle de les entendre parler québécois avec un accent espagnol. Nous avons fait un bout de chemin avec ces jeunes et ce fût une belle rencontre.












Le parc naturel Tayrona offre de belles randonnées dans une jungle riche de verdure, d’oiseaux et de bibittes que je n’avais jamais vues. Des araignées grandes comme un pamplemousse, des sauterelles volantes aussi grosses que des souris, une chauve-souris, des papillons dont un papillon bleu comme dans le film, et des millions de fourmis rouges, qui passent avec leurs feuilles sur le dos. On voyait d’innombrables autoroutes de fourmis circuler entre les arbres et leurs nids. Très impressionnant.  On ne pouvait distinguer clairement les nombreux oiseaux perchés sur les hautes branches des arbres mais les chants de ceux-ci nous ont émerveillés et suivis toute la journée.  Nous avons marché cette journée là un gros 18 km, avec la famille de Rio. Les enfants nous ont vraiment impressionnés d’avoir suivi ce parcours, parfois difficile et très accidenté. Nous étions tous crevés et affamés à notre retour!























Nous partons demain pour un petit voyage. On laisse le bateau a la marina et on en profite pour aller visiter les villes de Cartagène et de Medellin. Je vous reviendrai avec des photos et mes impressions.